Royaume-Uni : l'autorisation de voyage électronique s'impose aux visiteurs européens
Royaume-Uni : l'autorisation de voyage électronique s'impose aux visiteurs européens.
Pour la première fois mercredi, les touristes européens qui entrent au Royaume-Uni doivent être munis de leur autorisation de voyage électronique (ETA), un document numérique payant obtenu au préalable, censé renforcer la sécurité aux frontières britanniques.
Après avoir imposé en janvier ce système aux ressortissants d'une cinquantaine de pays et territoires, dont les Etats-Unis, le Canada et l'Australie, c'est au tour des voyageurs d'une trentaine de pays européens de devoir se munir de ce sésame pour le Royaume-Uni, qui a quitté l'UE il y a cinq ans avec le Brexit.
Tous devront remplir avant leur voyage un questionnaire en ligne, avant de s'acquitter d'une somme de 10 livres (12 euros). Celle-ci sera portée à 16 livres, soit environ 19 euros, à partir du 9 avril.
Désormais, toute personne qui se rendra au Royaume-Uni devra soit être munie d'un visa, soit d'une ETA, exigée dans leur gare ou aéroport de départ.
"Si vous n'êtes pas un ressortissant d'un pays soumis à un visa, un citoyen britannique ou irlandais, alors nous voulons récolter vos informations avant le départ pour vérifier que vous êtes autorisé à voyager au Royaume-Uni", a expliqué mardi Phil Douglas, directeur général de la police britannique aux frontières.
Cette démarche est "incroyablement facile" à réaliser, et permettra d'accélérer les contrôles des voyageurs à l'arrivée sur le sol britannique via des portiques automatisés, a-t-il assuré.
A l'exception de l'Irlande, tous les ressortissants des pays de l'Union européenne (UE), mineurs ou majeurs, sont concernés, sauf ceux munis d'un visa (travail, études...). Leur ETA sera valable deux ans.
Pour l'obtenir, ils doivent télécharger une application dédiée, "UK ETA" ou, à défaut, se rendre sur le site du gouvernement britannique, gov.uk.
Cette démarche est similaire à celle de l'ESTA américain, dont le prix est équivalent.
Il y aura, selon Phil Douglas, une "période transitoire" avec une forme de tolérance, qui devrait durer jusqu'en "septembre ou en octobre". Mais "après cela, une personne n'aura plus le droit de monter dans l'avion ou le train pour venir au Royaume-Uni" sans son autorisation électronique.
Le gouvernement britannique justifie cette mesure par la nécessité de "sécuriser les frontières", en "numérisant le système d'immigration".
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L'écran d'un smartphone affichant le logo de l'application d'autorisation de voyage électronique (ETA) du Royaume-Uni à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, le 28 mars 2025