Le goût du pays : les restaurants zimbabwéens ressuscitent la cuisine traditionnelle

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Le goût du pays : les restaurants zimbabwéens ressuscitent la cuisine traditionnelle.

Bulawayo (AFP) - Au Zimbabwe, de plus en plus de clients s'éloignent de la junk-food et de la nourriture ultra-transformée pour se tourner vers des céréales traditionnelles comme le mil et le sorgho, attirés par leur valeur nutritionnelle.

A Bulawayo, la deuxième ville du Zimbabwe, ces restaurants de cuisine locale se multiplient, reflet d'un changement plus large des habitudes de la population, selon le spécialiste de l'alimentation et enseignant Makhosi Mahlangu.

"Il y a cinq ans, on en comptait moins de 10" établissements de ce genre à Bulawayo, contre une trentaine aujourd'hui, explique-t-il à l'AFP.

Des nutritionnistes ont mis en garde : au Zimbabwe, l'abandon progressif des céréales, des légumineuses et des légumes-feuilles traditionnels a alimenté des carences persistantes en micronutriments essentiels comme le fer, le zinc et la vitamine A.

Des études scientifiques estiment qu'un décès sur cinq dans le monde est lié à une mauvaise alimentation, avec l'extension de la restauration rapide et l'invasion des aliments ultra-transformés, qui remplacent progressivement les régimes traditionnels sur une grande partie de la planète.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les régimes malsains comptent parmi les principaux facteurs de l'obésité, du diabète ou des accidents vasculaires cérébraux.

Ancienne Miss Zimbabwe, Nomusa Ndiweni-Emiyoit a raconté que c'est à l'étranger, au Royaume-Uni ou en France, qu'elle a commencé à avoir la nostalgie des plats traditionnels.

"Ce qui me frustrait à l'époque, c'est que les Ghanéens, les Nigérians, les Camerounais, eux, avaient tous accès aux plats" de leur enfance, a-t-elle expliqué.

Au restaurant Kwesintu, le gérant Taurai Gona confirme: "Les gens commencent à comprendre que la prévention vaut mieux que le remède. Pourquoi ne pas adopter une alimentation saine ?" Et ainsi renouer avec les traditions.

This article was published Saturday, 18 July, 2026 by AFP (285 words)
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Des cuisiniers s'apprêtent à servir un plat contenant du sadza, une bouillie épaisse, au restaurant de Sis Phatis qui vend de la nourriture traditionnelle, à Bulawayo (Zimbabwe), le 15 mai 2026 - Zinyange AUNTONY (AFP)

Des cuisiniers s'apprêtent à servir un plat contenant du sadza, une bouillie épaisse, au restaurant de Sis Phatis qui vend de la nourriture traditionnelle, à Bulawayo (Zimbabwe), le 15 mai 2026 - Zinyange AUNTONY (AFP)


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