Japon: nouvelles règles sur la succession impériale, l'idée d'une femme empereur toujours exclue
Si vous ne connaissez pas un mot, surlignez-le avec votre souris et cliquez sur “Translate” pour le traduire dans la langue de votre choix.
Japon: nouvelles règles sur la succession impériale, l'idée d'une femme empereur toujours exclue.
Tokyo (AFP) - Le Parlement japonais a adopté vendredi une révision de la loi sur la succession impériale, mais a maintenu l'impossibilité pour une femme de devenir empereur, alors même que les sondages d'opinion suggèrent que l'idée est populaire auprès du public.
L'avenir de la maison impériale, qui selon la tradition descend de la déesse du soleil du shintoïsme, Amaterasu, repose actuellement sur le prince Hisahito, neveu de 19 ans de l'empereur Naruhito, âgé de 66 ans.
Si Hisahito n'a pas de fils, il n'aura alors aucun héritier et la lignée s'éteindrait, selon les règles en vigueur jusqu'ici.
Le trône du Chrysanthème a été occupé par des femmes à huit reprises dans l'histoire du Japon, la dernière ayant régné il y a environ 250 ans. Mais leur passage au pouvoir a souvent été temporaire.
Et l'ancienne loi sur la maison impériale de 1889 stipulait que seuls les hommes pouvaient devenir empereur, et uniquement par la lignée paternelle.
Cette disposition a été reprise en 1947 dans l'actuelle loi sur la maison impériale.
Le monarque n'a plus aucun rôle politique au Japon depuis 1947, mais est d'une haute importance symbolique.
Le texte adopté vendredi autorise le retour dans la famille impériale, par adoption, de parents masculins éloignés âgés de plus de 15 ans, à condition qu'ils soient célibataires.
Ils appartiennent à 11 branches de la famille impériale qui ont quitté le registre impérial après la défaite du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale.
Les nouvelles règles mettent également fin à la pratique selon laquelle les femmes perdaient leur statut royal lorsqu'elles épousaient un roturier.
La législation a été adoptée après d'importantes tractations au sein du parti conservateur au pouvoir dirigé par Sanae Takaichi, première femme Premier ministre du Japon, qui s'oppose à la succession féminine.
Un sondage réalisé le mois dernier par le quotidien Mainichi a montré que seulement 23% des Japonais étaient favorables à ce que les fils de membres réintégrés de la famille impériale puissent devenir empereur, contre 34% qui y étaient opposés.
En revanche, plus de 70% soutenaient l'idée d'une femme empereur, et 40% celle d'un empereur issu d'une lignée maternelle.
Accédez à l'intégralité de l'article, choisissez un abonnement
L'empereur Naruhito (3e d), l'impératrice Masako (2e d), leur fille la princesse Aiko (d), le prince héritier Akishino (3eg), la princesse héritière Kiko (2e g) et leur fille la princesse Kako (g) au balcon du palais impérial, à l'occasion du 65e anniversaire de l'empereur, le 23 février 2025 à Tokyo - Richard A. Brooks (AFP)