Enfants et réseaux sociaux : des experts européens dévoilent leurs propositions
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Enfants et réseaux sociaux : des experts européens dévoilent leurs propositions.
Bruxelles (AFP) - L'Europe doit-elle interdire les réseaux sociaux aux enfants pour les protéger, comme veulent le faire plusieurs pays membres?
Des experts indépendants remettent lundi des recommandations à la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, qui annoncera bientôt ses arbitrages.
Bruxelles réfléchit à l'opportunité de mettre en place une "majorité numérique" à l'échelle de toute l'Union européenne, à l'image de l'Australie l'an dernier.
Au sein des 27, de nombreux pays, France en tête, mais aussi l'Espagne, la Grèce, le Danemark, l'Autriche ou la Suède, sont déjà en train de mettre en place des interdictions ou restrictions d'accès aux réseaux pour les mineurs, ou l'envisagent.
Le sujet ne fait cependant pas l'unanimité parmi les 27, certains Etats comme l'Estonie s'opposant à des interdictions.
Mais instaurer de telles mesures dans toute l'UE permettrait d'éviter de se retrouver avec un méli-mélo de règles nationales.
Un régime européen harmonisé serait par nature plus facile à faire appliquer aux plateformes, d'autant que leur régulation est déjà largement l'affaire de Bruxelles, en coordination avec les autorités nationales.
La présidente de la Commission européenne, qui aime à rappeler qu'elle est mère de sept enfants, s'est dite personnellement favorable à interdire les réseaux aux mineurs, au même titre qu'il est interdit de leur vendre de l'alcool ou des cigarettes.
Mais elle a assuré envisager toutes les options, qui vont d'une interdiction pure et simple, à des limitations graduées en fonction de l'âge, en passant par une approche alternative consistant à exiger des plateformes qu'elles soit sûres à dessein ("by design"), si elles veulent être accessibles aux mineurs.
Pour alimenter sa réflexion, Ursula von der Leyen a mis en place un comité présidé par l'épidémiologiste française Maria Melchior et l'universitaire allemand Jörg Fegert, expert en psychiatrie de l'enfant, qui lui remettront lundi une série de propositions.
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Bruxelles réfléchit depuis l'an dernier à l'opportunité de mettre en place une "majorité numérique" à l'échelle de toute l'UE - Nicolas TUCAT (AFP)